Luttes armées et construction d’une identité nationale kurde en Irak (1958-1975) | DAOUD Sami
Thèse soutenue par
-
Sami DAOUD
Doctorant en Histoire
Laboratoire : Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA), Nantes Université
(début de thèse : Octobre 2025)
Sous la direction de :
- M. Alain Messaoudi (maître de conférences (hdr), CRHIA, Nantes Université) et M. Matthieu Rey (chargé de recherche, CRH, CNRS)
Résumé
Titre : "Luttes armées et construction d’une identité nationale kurde en Irak (1958-1975) : guerre, frontières et reconfigurations identitaires"
Ce projet de recherche s’intéresse à la manière dont la guerre, comme pratique politique et symbolique, a contribué à la formation d’une identité nationale kurde en Irak entre 1958 et 1975. À travers l’étude du mouvement peshmerga et du leadership de Mustafa Barzani, il s’agit d’analyser comment la lutte armée, au-delà de sa dimension militaire, a fonctionné comme un dispositif de mobilisation sociale, de production symbolique et de construction mémorielle.
La période étudiée, marquée par la fin de la monarchie irakienne, la montée du nationalisme kurde et la rupture provoquée par les Accords d’Alger en 1975, constitue un moment fondateur où s’articulent guerre, dépendance géopolitique et affirmation identitaire. La thèse repose sur l’hypothèse que la guerre a été, pour les Kurdes d’Irak, un instrument de subjectivation collective et de légitimation nationale, tout en demeurant encadrée et limitée par les jeux d’alliances régionales (Iran, Irak, Turquie) et les logiques tribales internes.
L’étude mobilise une approche socio-historique et critique, fondée sur l’analyse croisée d’archives (partisanes, diplomatiques), de récits oraux et de productions discursives (médias, mémoires, littérature militante) en plusieurs langues (kurde – sorani et kurmanji –, arabe, persan, français et anglais). Elle s’organise autour de trois axes :
1. La formation d’un discours national à travers les récits et symboles de la guerre ;
2. La structuration d’une communauté politique autour de l’institution peshmerga ;
3. L’impact des dynamiques régionales sur la fragmentation ou la consolidation de cette identité nationale.
En combinant histoire, sociologie politique et anthropologie de la guerre, cette recherche entend éclairer le rôle de la violence, de la mémoire et des frontières dans la genèse d’un imaginaire national kurde. Elle contribue ainsi à renouveler la compréhension du nationalisme kurde en l’envisageant comme une construction sociale et géopolitique produite dans et par la guerre.
Ce projet de recherche s’intéresse à la manière dont la guerre, comme pratique politique et symbolique, a contribué à la formation d’une identité nationale kurde en Irak entre 1958 et 1975. À travers l’étude du mouvement peshmerga et du leadership de Mustafa Barzani, il s’agit d’analyser comment la lutte armée, au-delà de sa dimension militaire, a fonctionné comme un dispositif de mobilisation sociale, de production symbolique et de construction mémorielle.
La période étudiée, marquée par la fin de la monarchie irakienne, la montée du nationalisme kurde et la rupture provoquée par les Accords d’Alger en 1975, constitue un moment fondateur où s’articulent guerre, dépendance géopolitique et affirmation identitaire. La thèse repose sur l’hypothèse que la guerre a été, pour les Kurdes d’Irak, un instrument de subjectivation collective et de légitimation nationale, tout en demeurant encadrée et limitée par les jeux d’alliances régionales (Iran, Irak, Turquie) et les logiques tribales internes.
L’étude mobilise une approche socio-historique et critique, fondée sur l’analyse croisée d’archives (partisanes, diplomatiques), de récits oraux et de productions discursives (médias, mémoires, littérature militante) en plusieurs langues (kurde – sorani et kurmanji –, arabe, persan, français et anglais). Elle s’organise autour de trois axes :
1. La formation d’un discours national à travers les récits et symboles de la guerre ;
2. La structuration d’une communauté politique autour de l’institution peshmerga ;
3. L’impact des dynamiques régionales sur la fragmentation ou la consolidation de cette identité nationale.
En combinant histoire, sociologie politique et anthropologie de la guerre, cette recherche entend éclairer le rôle de la violence, de la mémoire et des frontières dans la genèse d’un imaginaire national kurde. Elle contribue ainsi à renouveler la compréhension du nationalisme kurde en l’envisageant comme une construction sociale et géopolitique produite dans et par la guerre.
Mis à jour le 16 janvier 2026.